Cinq modules innovants ont été installés sur le site de bluefactory, permettant aux chercheurs et chercheuses de l’institut iTEC de la HEIA-FR d'étudier de nouveaux substrats pour les toitures végétalisées de demain. Ce projet bénéficie du soutien de la Nouvelle politique régionale et des initiatives du Plan climat du canton.

« Notre objectif est de tester des substrats qui permettent de retenir l’eau, et de produire la meilleure biomasse », explique Juliette Falque dans les colonnes de La Liberté du 4 juin 2024. Ce travail vise à développer des toitures végétalisées multiservices, qui permettent à la fois de retenir l’eau pluviale et d’accueillir un potager.

Le contenu de chaque bac se caractérise par sa teneur en biochar, une biomasse pyrolysée dotée d’une faible masse volumique et présentant plusieurs propriétés intéressantes. « Il aère la structure du sol, il a une bonne capacité de rétention d’eau et stocke du carbone », détaille l’ingénieure. De plus, ce charbon d’origine végétale possède des qualités fertilisantes et sa production ne génère pas de CO2, comme l’explique la professeure Fabienne Favre Boivin, directrice de l’institut iTEC et responsable du projet.

Des mesures prometteuses

Les modules de toitures font l’objet de plusieurs mesures : teneur en eau du substrat, température en surface, ou encore quantité d’eau pluviale sortant du bac. Dans ces bacs pousse en outre de la salade de roquette qui, une fois récoltée et séchée, permet d’évaluer la quantité d’eau dans le substrat qui est absorbée par les plantes. Enfin, l’infrastructure comprend un système d’irrigation par recirculation de l’eau pluviale, pour collecter l’eau de pluie et abreuver les bacs en été.

Les premiers indicateurs de l’étude sont prometteurs, comme l’explique Juliette Falque dans La Liberté : « Nous avons une plus forte rétention d’eau avec le substrat à 70% de biochar que celui à 0% et celui à 20% ».

En plus de favoriser la production potagère, les toitures végétalisées contribuent à mieux gérer les épisodes de sécheresses ou de fortes précipitations, grâce à leur capacité à retenir l’eau.

La Liberté, 04.07.2024

7 juin 2024